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Kagami Biraki

 


Le Kagami Biraki

Le Kagami Biraki était à l’origine un des rites qui ponctuaient l’année dans les familles de la noblesse d’épée. Le 20 janvier, les hommes ouvraient le coffre qui renfermait les attributs de leur appartenance à la classe des guerriers (armure, casque, armes) et les déployaient. Les femmes plaçaient sur leur coiffeuse, en guise d’offrandes, de la bouillie d'haricots rouges et des gâteaux de riz appelés Kagami Mochi. On appelait cela, à l’origine, le Kagami Wari, à cause des Mochi, forts durs, qu’il fallait rompre à la main ou au marteau pour pouvoir les manger.

Mais le 20 janvier 1651 mourut le shogun Iemitsu, troisième de la lignée. On changea donc, dès 1652, la date de la cérémonie pour qu’elle ne corresponde pas à l’anniversaire de cette mort.

On la fixa au 11 janvier, l’associant à un autre rite, le Kura-Biraki.

Le Kura étant le grenier à riz, il s’agissait en fait de la reprise officielle du travail pour la nouvelle année. Naissait alors la cérémonie du Kagami-Biraki qui célébrait symboliquement le renouveau de la vie, de la clarté, de la naissance, en cette période de froid et de ténèbres.

Au Québec, c’est pour une quinzième année que la communauté du Judo québécois se réunira pour souligner ensemble l’arrivée de la nouvelle année.

Nous profiterons de ce rassemblement pour honorer les judokas québécois promus au grade de ceinture noire ou à un grade supérieur au cours de l’année 2013.

Le grade, depuis ses origines, n’est pas une marque de pouvoir, mais de maîtrise, c'est un signe de reconnaissance qui a toujours accompagné la pratique, l’entraînement.

Jigoro Kano a donc  développé et approfondi cette tradition, au lieu de l'abolir.

Il a fondé le Kôdôkan en 1882 et a fixé les grades des pratiquants sans tarder.

Autrefois, le nombre de grades différait et, pour chacun, on se voyait remettre des rouleaux aux noms divers mais, en général, il existait trois grandes divisions qui étaient Mokuroku, Menkyo et Kaiden.

Maître Kano ressentit qu’il y avait trop de temps entre chacune pour que cela soit d’une quelconque aide sur le plan de la motivation des pratiquants.

Il baptisa alors les débutants Mudan-sha (personnes sans Dan) qu’il sépara en trois divisions, Kô, Otsu, Hei, et il mit sur pied un système dans lequel on devenait Shodan après une certaine progression dans la pratique puis Nidan, Sandan, Yondan et ainsi de suite vers le haut, en faisant en sorte que le 10ème Dan soit attribué aux personnes qui, dans l’ancien système, auraient atteint le niveau Kaiden.

Par la suite, il considéra que son système en trois étapes pour les personnes sans Dan  prennait  toujours trop de temps entre deux pour les motiver. Il réforma donc le système en instaurant un 1er, un 2e, un 3e Kyû, (les 3 correspondaient à la ceinture marron) et un 4e, un 5e Kyû ainsi qu’un non-grade, un 6e Kyû, (les 3 correspondaient à la ceinture blanche).

Avec les grades, il y a un art à maîtriser, un entraînement à mener pas à pas, marche après marche, et chaque ceinture nouvelle est un encouragement fort sur ce chemin.

Le retour sur le tapis d’un élève récemment « initié » au grade supérieur par son professeur, avec sa nouvelle ceinture éclatante de couleur et de fraîcheur autour de la taille, fier et soucieux de bien faire, est à chaque fois comme une relance, une nouvelle naissance.

Cette phase d’apprentissage dynamique et échelonnée conduit naturellement vers la première épreuve extérieure, le premier niveau de maîtrise : la ceinture noire. Ensuite, le grade s’apparente à un approfondissement mesuré et patient.

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