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Janvier en fête

Rencontre des hauts gradés, Kagami Biraki et banquet à Janvier en fête

Le 14 janvier dernier avait lieu Janvier en fête à Saint-Jean-sur-Richelieu. Cet événement qui regroupait la rencontre des hauts gradés en avant-midi, le Kagami Biraki en après-midi et le banquet de Janvier en Fête en fin de soirée fut un succès sur toute la ligne.

Toutes les personnes présentes aux différentes activités ont eu un véritable plaisir à échanger entre elles.  La raison d’un tel succès : l’excellent travail du Club de judo du Haut-Richelieu qui a bien compris dans quelle atmosphère Janvier en fête devait être présenté.  Les événements étaient présentés en toute simplicité et dans une ambiance intime au grand plaisir de chacun.

Lors de la rencontre des hauts gradés, les invités ont pu partager et échanger sur divers sujets tout en présentant diverses anecdotes à l’ensemble des hauts gradés présents.  Le Kagami Biraki était ponctué de discours, de remises de diplômes et autres et de katas.  D’ailleurs, Judo Québec remercie les différents judokas des katas qui ont permis d’avoir une présentation très rythmée.  En fin de soirée, le banquet de Janvier en fête était encore une occasion d’échanger avec plusieurs amis et connaissances dans une ambiance festive.

Judo Québec remercie entre autres madame Denise Lavergne et monsieur Patrick Vesin pour leur travail d’exception au niveau de la présentation des différents lauréats lors du Kagami Biraki et monsieur Serge A. Piquette qui a été en mesure de communiquer par téléphone pour témoigner de ses sentiments devant les personnes présentes au Kagami Biraki.

Finalement, la fédération aimerait remercier une fois de plus monsieur Hiroshi Nakamura et monsieur Raymond Damblant pour leur implication dans le monde du judo.  Toutes les personnes présentes au Kagami Biraki ont pu assister à un événement historique du judo québécois : la remise des 9e dan de monsieur Nakamura et monsieur Damblant.

Judo Québec remercie les membres des autres provinces et les représentants de Judo Canada de leurs présences, monsieur Julius Bute pour sa généreuse contribution envers nos premières 9e dan et Jukado pour la remise des ceintures.

Bravo à tous nos lauréats !

Pour obtenir les photos de la journée du 14 janvier 2012

 


Le Kagami Biraki

Le Kagami Biraki était à l’origine un des rites qui ponctuaient l’année dans les familles de la noblesse d’épée. Le 20 janvier, les hommes ouvraient le coffre qui renfermait les attributs de leur appartenance à la classe des guerriers (armure, casque, armes) et les déployaient. Les femmes plaçaient sur leur coiffeuse, en guise d’offrandes, de la bouillie de haricots rouges et des gâteaux de riz appelés Kagami Mochi. On appelait cela, à l’origine, le Kagami Wari, à cause des Mochi, forts durs, qu’il fallait rompre à la main ou au marteau pour pouvoir les manger.

Mais le 20 janvier 1651 mourut le shogun Iemitsu, troisième de la lignée. On changea donc, dès 1652, la date de la cérémonie pour qu’elle ne corresponde pas à l’anniversaire de cette mort.

On la fixa au 11 janvier, l’associant à un autre rite, le Kura-Biraki.

Le Kura étant le grenier à riz, il s’agissait en fait de la reprise officielle du travail pour la nouvelle année. Naissait alors la cérémonie du Kagami-Biraki qui célébrait symboliquement le renouveau de la vie, de la clarté, de la naissance, en cette période de froid et de ténèbres.

Au Québec, c’est pour une treizième année que la communauté du Judo québécois s’est réunis pour souligner ensemble l’arrivée de la nouvelle année.

Nous avons profité de ce rassemblement pour honorer les judokas québécois promus au grade de ceinture noire ou à un grade supérieur au cours de l’année 2011.

Le grade, depuis ses origines, n’est pas une marque de pouvoir mais de maîtrise, un signe de reconnaissance qui a toujours accompagné la pratique, l’entraînement.

Jigoro Kano n’a non seulement pas rejeté ce signe ancien mais il l’a au contraire développé et approfondi.

Il a fondé le Kôdôkan en 1882 et a fixé les grades des pratiquants sans tarder.

Autrefois, le nombre de grades différait et, pour chacun, on se voyait remettre des rouleaux aux noms divers mais, en général, il existait trois grandes divisions qui étaient Mokuroku, Menkyo et Kaiden.

Maître Kano ressentit qu’il y avait trop de temps entre chacune pour que cela soit d’une quelconque aide sur le plan de la motivation des pratiquants.

Il baptisa alors les débutants Mudan-sha (personnes sans Dan) qu’il sépara en trois divisions, Kô, Otsu, Hei, et il mit sur pied un système dans lequel on devenait Shodan après une certaine progression dans la pratique puis Nidan, Sandan, Yondan et ainsi de suite vers le haut, en faisant en sorte que le 10ème Dan soit attribué aux personnes qui, dans l’ancien système, auraient atteint le niveau Kaiden.

Par la suite, il ressentit encore qu’avec son système des trois étapes pour les personnes sans Dan, le temps était toujours trop important entre deux pour les motiver. Il réforma donc le système en instaurant un 1er, un 2e, un 3e Kyû, (les 3 correspondaient à la ceinture marron) et un 4e, un 5e Kyû ainsi qu’un non-grade, un 6e Kyû, (les 3 correspondaient à la ceinture blanche).

Avec les grades, il y a un art à maîtriser, un entraînement à mener pas à pas, marche après marche, et chaque ceinture nouvelle est un encouragement fort sur ce chemin.

Le retour sur le tapis d’un élève récemment « initié » au grade supérieur par son professeur, avec sa nouvelle ceinture éclatante de couleur et de fraîcheur autour de la taille, fier et soucieux de bien faire, est à chaque fois comme une relance, une nouvelle naissance.

Cette phase d’apprentissage dynamique et échelonnée conduit naturellement vers la première épreuve extérieure, le premier niveau de maîtrise : la ceinture noire. Ensuite, le grade s’apparente à un approfondissement mesuré et patient.

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